| La section ciné du club photo-ciné-son de Florennes, dont l'auteur faisait partie, tourne en 1984 - 1985 un film super 8 sur l'histoire de Florennes pendant la guerre 1940 - 1945. Le film attirera cinq mille spectateurs, lors des projections à Florennes et au-delà. Notamment dans l'entité de Walcourt qui possède un cercle d'histoire très dynamique. Parmi ses membres, l'historien local réputé Jean LEOTARD incite l'auteur à publier un livre sur le sujet. L'idée fait son chemin, de nombreuses recherches complémentaires sont menées, pendant près de 25 ans, avec l'aide incontournable de Jean-Louis ROBA; pour finalement aboutir à cet ouvrage. Si le film se limitait à Florennes, le livre s'étend aux dix autres localités de l'entité et à une partie de l'Entre-Sambre-et-Meuse. Les différentes unités, françaises et allemandes, qui vont se trouver dans ce secteur, sont suivies dans leurs déplacements et combats. Cette relation est rendue possible grâce aux informations provenant d'archives officielles mais aussi de documents familiaux. Les souffrances des civils sont aussi largement évoquées. La parole est laissée le plus souvent possible aux acteurs. La relation historique est soutenue par cinq cents photos, graphiques, documents. Ce livre s'étend sur les deux premières années de guerre. L'auteur espère pouvoir en couvrir l'entièreté par deux futures publications. | |
| Contact ou commande : ( Roland CHARLIER ) |
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mercredi 18 avril 2012
La région de Florennes au début de la seconde guerre mondiale T1 (Roland Charlier)
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Source : http://www.imprimages.be/
vendredi 6 avril 2012
Fabiola, reine depuis toujours
Vie de la Reine Fabiola ; nombreux détails et anecdotes inédits puisés aux sources espagnoles, sa famille, sa région, etc. La reine Fabiola, âgée de 82 ans, était l'épouse du Roi Baudouin de Belgique dont le règne a été parsemé de multiples embûches : accession au trône à l'âge de vingt ans suite à l'abdication de son père, Léopold III, et au référendum controversé sur le retour du Roi, indépendance du Congo, fédéralisation de la Belgique, absence d'héritier direct, etc. Sa dévotion, son sens de la chose publique et son intérêt pour l'autre sont légendaires. L'émotion suscitée par son décès a été immense. Parler de Baudouin sans parler de son épouse la reine Fabiola n'aurait pas de sens tant ce couple était uni. Là réside sans doute l'intérêt de ce livre.
Source : Evene.fr
http://www.evene.fr/livres/livre/mols-fabiola-reine-depuis-toujours-851865.php
Source : Evene.fr
http://www.evene.fr/livres/livre/mols-fabiola-reine-depuis-toujours-851865.php
samedi 31 mars 2012
"Louis de Potter, révolutionnaire belge en 1830" (Nicolas de Potter et René Dalemans)

Louis de Potter est né en 1786 au château de Lophem construit par son père. Après être parti en Italie pour parfaire son éducation et devenir un historien autodidacte, il publie en 1816 "Considérations philosophiques sur l'histoire des conciles depuis les apôtres jusqu'au grand schisme d'Occident" (en six volumes), ce qui lui vaut d'être reçu par le roi Guillaume d'Orange qui régnait à l'époque sur l'actuel Benelux. Il décide ensuite de s'installer avec sa mère à Bruxelles pour poursuivre sa carrière de journaliste-écrivain contestataire, et refuse de lever ses titres de noblesse. Il épouse Sophie van Weydeveldt, fille d'un tapissier. Un an plus tard, parallèlement à ses articles dans "Le Courrier des Pays-Bas", Louis, toujours plus anticlérical, écrit "Lettre de Saint-Pie V".
En 1828, un article critique contre le concordat entre les Pays-Bas et le Vatican, lui vaut d'être emprisonné, accusé de complot contre l'Etat et d'excitation à la révolte. Mais ses écrits parviennent à quitter la prison, et il devient le chef de file de l'opposition au régime hollandais. Il prône l'union des catholiques et des libéraux, et défend la liberté de l'enseignement, de la presse et de l'emploi des langues. Il demande à sa mère d'accueillir des réunions de contestataires chez elle à la place Saint-Michel (actuelle place des Martyrs).
Le 16 avril 1830, Louis de Potter et d'autres opposants comparaissent à la Cour d'Assises pour complot visant à renverser le gouvernement. Il est condamné à l'exil hors du royaume. Un journal français explique le procès à ses lecteurs : "Ce ne sont pas seulement des intérêts individuels qui sont en jeu, c'est une population en présence d'une autre, c'est la Belgique en jugement devant la Hollande. Ces deux peuples, divisés par la langue, la religion, les moeurs, les intérêts, n'ont qu'un lien en commun : celui du gouvernement".
Le 25 août, le Théâtre Royal de la Monnaie propose l'opéra "La Muette de Portici" qui raconte la révolte des Napolitains contre le vice-roi espagnol. Lorsque le ténor entonne "Amour sacré de la patrie, rends-nous l'audace et la fierté", les spectateurs quittent le théâtre, sont rejoints par d'autres personnes et saccagent des maisons liées au régime hollandais. Les jours suivants, l'émeute se déplace vers les faubourgs de Bruxelles. C'est le début de la révolution belge. Louis de Potter (44 ans) en profite pour faire un retour triomphal en Belgique fin septembre, et rejoindre le gouvernement provisoire. L'indépendance de la Belgique est prononcée le 4 octobre.
C'est Louis de Potter qui prononce le discours d'ouverture du Congrès National le 10 novembre, mais conscient que ses préférences pour la république, le suffrage universel et une réforme de l'impôt plus équitable n'obtiendront pas le soutien de ses membres issus de la noblesse et de la bourgeoisie, il quitte la politique.
Louis renoue avec l'écriture et sort, en 1836, "Histoire philosophique, politique et critique du christianisme et des églises chrétiennes depuis Jésus jusqu'au XIXème siècle" (en huit volumes), dans lequel il écrit : "Par le christianisme que je combats, il faut toujours entendre le christianisme hiérarchiquement organisé. Jésus et ses principes d'égalité sociale, de fraternité universelle sont pour moi la manifestation de l'homme moral au degré le plus sublime". Il écrit encore d'autres ouvrages et meurt en 1859.
Que reste-t-il aujourd'hui de Louis de Potter? Sa présence sur le tableau représentant le gouvernement provisoire, sa tombe au cimetière de Saint-Josse, un buste au Parlement, une rue à Schaerbeek, mais il y a aussi désormais cette biographie objective, bien documentée et agréable à lire sur cet homme libre et méconnu qui a joué un rôle important dans les événements de 1830. Il démontre aussi que la Belgique n'est pas un Etat artificiel créé par les grandes puissances (comme le prétendent les séparatistes et rattachistes), mais le fruit de la lutte d'hommes comme Louis de Potter pour son indépendance à l'égard du régime hollandais.
Vincent Leroy,
Membre de Pro Belgica Hainaut
lundi 5 décembre 2011
"Belges en France" (Jacques Mercier)
Auteur d'une trentaine d'ouvrages (essais, poèmes, romans, etc.), l'écrivain et animateur Jacques Mercier a choisi en 2006 de s'intéresser aux Belges vivant ou/et travaillant en France dans tous les domaines. Le premier chapitre est consacré à la décennie prodigieuse du cinéma belge :
"Depuis dix ans, les Belges s'imposent dans le palmarès du Festival de Cannes! C'est probablement la partie la plus visible de la présence belge en France. Faisons un rapide bilan : deux Palmes d'or des frères Luc et Jean-Pierre Dardenne. En 1999, ils reçoivent la Palme pour "Rosetta", et en 2005, ils la reçoivent une deuxième fois pour "L'enfant" ; quatre prix d'interprétation : Pascal Duquenne, qui partage son prix avec Daniel Auteuil, en 1996, pour le film "Le huitième jour" de Jaco Van Dormael, Natacha Régnier, avec Elodie Bouchez, en 1998 pour le film "La vie rêvée des anges", Emilie Dequenne en 1999 pour son interprétation dans "Rosetta" et Olivier Gourmet, en 2002, pour sa prestation dans "Le fils" des frères Dardenne. Pour demeurer dans cette sphère du Festival de Cannes, une des plus belles vitrines du cinéma mondial, ajoutons que Cécile de France fut une magnifique maîtresse de cérémonie de la remise des Palmes du Festival de 2005. On se doit également de citer dans ce mouvement, ce tourbillon cannois la révélation de Benoît Poelvoorde en 1992 dans "C'est arrivé près de chez vous" de Rémy Belvaux" (p.13). Sans oublier Jean-Claude Van Damme, l'acteur belge le plus connu à travers le monde...
Jacques Mercier nous raconte ensuite le parcours de Belges ayant réussi à Paris à la télévision (Christine Ockrent, Olivier Minne, Paul Germain, Maureen Dor, Virginie Efira,...), dans le spectacle (André Lamy, Frédéric Flamand, les Frères Taloche, Annie Cordy, Salvatore Adamo, Frédéric François, Maurane, Axelle Red, mais aussi la jeune génération représentée par Virginie Hocq, dEUS, Jonathan Cerrada, Saule et les Pleureurs,...), le jazz (Toots Thielemans, Marc Moulin, Eric Legnini,...), la musique classique (Gérard Mortier, Bernard Foccroulle, Pierre Bartholomée, José Van Dam,...), la littérature (Françoise Mallet-Joris, Jacqueline Harpman, Amélie Nothomb, Nadine Monfils, François Weyergans, Pierre Mertens, Henry Bauchau,...), la bande dessinée (Tibet, Raoul Cauvin, François Schuiten, Philippe Geluck,...), l'art contemporain (Panamarenko, Pierre Alechinsky, Wim Delvoye, Olivier Strebelle, Jan Fabre, ...), les affaires (Albert Frère, Etienne Davignon,...), le sport (Eddy Merckx, Tom Boonen, Kim Clijsters, Justine Henin, Jacques Rogge, Jean-Michel Saive,...).
L'auteur évoque également nos stylistes : "Dans les années 50, les maisons de couture belges proposaient surtout des créations parisiennes. Ces maisons achetaient soit des modèles confectionnés, soit des patrons qu'elles reproduisaient dans d'autres tissus. Aujourd'hui, les écoles des Beaux-Arts d'Anvers ou de La Cambre sont une source de nouveaux talents. Parmi eux, Jose Enrique Ona Selfa, diplômé de la Cambre, qui signe la collection de la maison Loewe. Olivier Theyskens, dont Madonna portait une robe pour la cérémonie des Oscars, et crée, depuis 2003, les collections de la maison Rochas. Depuis les années 80, la bande des six d'Anvers a fait du chemin. Lorsqu'ils étaient des étudiants inconnus, ils ont ensemble présenté leurs créations à Londres, au célèbre British Designer Show, et furent la révélation du salon. D'autres grandes maisons de couture belges proposent leurs créations à Paris : Gérald Watelet, Pierre Gauthier,Yves Dooms, Olivier Strelli ou Pascale Kervan, spécialisée dans les vêtements de cérémonie. Mais la mode belge, ce sont aussi les accessoires : le célèbre maroquinier Delvaux ou les chapeaux d'Elvis Pompilio et Christophe Coppens" (p.241). Il faut aussi mentionner le couturier Edouard Vermeulen et la modiste Fabienne Delvigne qui travaillent pour les familles royales de Belgique, Luxembourg, Pays-Bas et Suède!
Jacques Mercier termine par un hommage à Soeur Emmanuelle (née en 1908 à Bruxelles) qui a fini sa vie dans une maison de retraite du sud de la France. Son association aide plus de 50.000 enfants démunis à travers le monde.
Ce livre m'a fait découvrir de nombreuses personnalités méconnues et a renforcé ma fierté d'être belge. Petite par la taille, la Belgique possède un remarquable patrimoine architectural, de beaux endroits verdoyants, une vie associative très importante, de très nombreux talents et un folklore désormais reconnu par l'Unesco. Notre pays multiculturel accueille également plusieurs institutions européennes, dont les fonctionnaires et les diplomates font vivre notre économie et découvrent notre culture et notre sens de la fête. Vive la Belgique! Leve België!
Vincent Leroy
Membre de Pro Belgica Hainaut
dimanche 20 novembre 2011
Les Belges du Wisconsin (Daniel Dellisse)
Vous cherchez un cadeau pour les fêtes de fin d'année ? Voici un livre qui retrace le parcours de quelques Belges qui sont allés mettre un peu de Belgique dans les contrées éloignées du Wisconsin. Une description plus détaillée se trouve sur la page de la communauté belge du Wisconsin :
mercredi 26 octobre 2011
"Belgique, un roi sans pays" (Martin Buxant et Steven Samyn)
L'initiative est intéressante à double titre : consacrer tout un ouvrage au rôle politique d'Albert II (ce qui n'avait jamais été fait), et confier sa rédaction à un journaliste francophone (Martin Buxant de "La Libre Belgique") et à un journaliste néerlandophone (Steven Samyn de "De Morgen"), tous deux âgés d'une trentaine d'années. Pour mener leur enquête objective et sérieuse, ils ont rencontré des responsables politiques et des proches de la Cour.

Ce livre aborde très peu la première partie du règne d'Albert II (1993-2007) où il se mêle peu de politique et a un rôle presque protocolaire. Selon les auteurs, le Roi aurait voulu ne pas signer la loi dépénalisant l'euthanasie, mais il se serait ensuite laissé convaincre par le monde politique et n'aurait aujourd'hui aucun regret à ce sujet. En 2003, il aurait encouragé le gouvernement belge à ne pas envoyer de troupes en Irak, par crainte de voir notre pays menacé par le terrorisme. Mais il préférerait la politique pro-atlantiste du ministre de la Défense Pieter De Crem à celle plus humanitaire de son prédécesseur André Flahaut. Il manque un chapitre sur les initiatives prises par le couple royal suite à l'affaire Dutroux en 1996.
Ils racontent ensuite les décisions politiques prises par Albert II depuis 2007. Les problèmes communautaires l'ont en effet obligé à jouer un rôle nettement plus important. On découvre les coulisses de ce qui se passe derrière les grilles du palais, notamment l'influence des partis et de son chef de cabinet Jacques van Ypersele de Strihou. Le Roi prend quelques risques mais ne commet aucun faux pas. Il donne l'image d'un bon papa sympathique qui tente de recoller les morceaux entre Flamands et francophones. Mais il peut être aussi en colère, par exemple contre le jeune président du VLD Alexander De Croo qu'il accuse d'être responsable de la chute du gouvernement en 2010.
Des chapitres sont ensuite consacrés à l'entourage, au coût et à la foi de la famille royale, ainsi qu'aux personnes anoblies par le Roi. Les auteurs affirment que c'est la reine Paola qui s'opposerait à la reconnaissance officielle de Delphine Boël par son père. Ils évoquent ensuite les mauvaises relations entre le prince Philippe d'une part, et le monde politique, la presse et le chef de cabinet d'Albert II d'autre part, ainsi que le souhait de plusieurs partis d'une monarchie protocolaire (comme en Suède) pour le prochain règne.
Leur conclusion? "Jusqu'ici, Albert II a pu slalomer entre les exigences des uns et des autres. Mais chacun, aujourd'hui en Belgique, pressent que cet exercice de style a atteint ses limites et n'est plus guère tenable. Jusqu'ici, Albert II a eu les épaules assez larges que pour ne pas laisser l'édifice royal s'effondrer. Mais tout porte à croire - de la difficulté de la succession royale à l'évolution des esprits de la classe politique en passant par un pays si particulier à gouverner - que le temps presse. Jusqu'ici, ce roi est à la tête d'un pays. Jusqu'ici, ce pays a un roi. Jusqu'ici".
Si cet ouvrage intéressant est plutôt positif pour l'image d'Albert II, il brise cependant un tabou : le secret entourant les colloques singuliers entre le Roi et les responsables politiques. Certains ont été peu loquaces avec les deux journalistes, mais d'autres (comme Bart De Wever et Alexander De Croo qui n'ont pas de bonnes relations avec le souverain) ont raconté en détail leurs audiences royales. Cela ajoute donc une difficulté à la tâche d'Albert II qui devra être beaucoup plus prudent à l'avenir lors de ses consultations politiques...
Vincent Leroy
Membre de Pro Belgica Hainaut
mercredi 5 octobre 2011
« Que la Belgique crève ? Questions aux séparatistes » (Herman De Croo)
Ancien ministre, ancien président de la Chambre et du VLD, Herman De Croo est actuellement député-bourgmestre de Brakel. Il a écrit un ouvrage bilingue sur le séparatisme qui se lit en une demi-heure. Ce concept me plaît car il donne les mêmes informations au nord et au sud du pays, ce qui est malheureusement trop peu souvent le cas. Il a eu raison de ne pas évoquer des raisons sentimentales ou nostalgiques, mais de se baser sur des dossiers concrets.
Herman De Croo explique que l'indépendance de la Flandre obtiendrait difficilement le soutien de pays comme la Grande-Bretagne ou l'Espagne, qui ne voudraient pas donner des ailes aux séparatistes écossais et basques. Il met en garde contre le départ probable de l'Otan et des institutions européennes vers un autre État plus stable.
Le député réfute toute comparaison entre la Belgique et la Tchécoslovaquie, car les Tchèques et les Slovaques n'ont pas de capitale commune. L'existence de Bruxelles oblige nos deux grandes communautés à s'entendre. Il fait également remarquer que de nombreux Flamands viennent travailler dans la région bruxelloise mais paient leurs impôts en Flandre ; qu'adviendraient-ils dans un Espace Wallonie-Bruxelles indépendant?
Herman De Croo explique également que l’État fédéral et la sécurité sociale prennent à leur compte le financement des coûts liés au vieillissement de la population, et que les séparatistes évitent soigneusement de revendiquer la régionalisation de cette compétence. Mais en cas de scission de la Belgique, les dépenses liées au vieillissement auraient des conséquences sur le budget de la Flandre, d'autant qu'il sera plus important au nord de la frontière linguistique.
Après avoir évoqué la difficulté de partager la dette publique, Herman De Croo écrit : "Il convient de faire preuve d'un certain réalisme et de savoir que la scission de la Belgique causerait d'énormes dégâts à notre image. La perte de confiance des investisseurs, élément qui leur est crucial, aurait un impact négatif sur notre image et impliquerait une baisse de la croissance économique et une diminution des investissements".
S'il estime qu'une réforme de l’État est nécessaire, il s'oppose au confédéralisme : "Ceux qui prônent un réel modèle confédéral comme solution pour l'actuelle réforme de l’État, se font des illusions. Ou, bien pire, donnent des illusions à d'autres". Il fait remarquer que peu de séparatistes proposent des solutions concrètes aux difficultés citées dans son livre, et conclut que la scission de la Belgique aurait pour la Flandre bien plus de conséquences économiques négatives que de répercussions positives.
Vincent Leroy
Membre de Pro Belgica Hainaut
Oui, une autre Belgique est possible (Gilles Vanden Burre)
Après avoir présenté l'asbl BPlus dont il préside le comité de direction, Gilles Vanden Burre, un ingénieur commercial de 32 ans, fait un bref rappel historique permettant de comprendre les problèmes communautaires actuels. Il nous explique ensuite le rôle des responsables politiques, des médias, des syndicats, du monde culturel et des mouvements citoyens dans les tensions communautaires.
Il conclut la première partie de son livre : "Les arguments réalistes ne manquent pas pour justifier le maintien de l'existence de l’État belge. Que ce soit au niveau économique, social, culturel ou même international, Wallons, Flamands et Bruxellois sont plus forts ensemble et une séparation appauvrirait tout le monde. Malgré tout, la bataille entre émotion et réalisme va se jouer en termes d'image et de perception par le grand public. La clé pour nos responsables politiques, et pour tous ceux qui croient encore à un avenir pour ce pays, est de faire fonctionner cet État afin qu'il se mette le plus efficacement possible au service des citoyens. Sa remise en cause s'en trouvera d'autant plus déforcée que ses habitants y trouveront une véritable valeur ajoutée, qui passera en partie par l'image renvoyée par les médias. Pour qu'une autre Belgique soit possible, il nous faut donc la réformer et la moderniser sans tabous".
Gilles Vanden Burre est un fédéraliste convaincu (pas un retour à la Belgique unitaire) qui prône la reconnaissance du statut autonome de la région bruxelloise, la scission de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde (en échange de la création d'une circonscription électorale nationale et de la suppression des circulaires Peeters et Martens), une réforme du Sénat, la création d'un seul collège électoral bruxellois, une hiérarchie des normes et une nouvelle répartition des compétences entre le niveau fédéral et les entitées fédérées.
Il croit beaucoup en la nouvelle génération politique (Charles Michel, Paul Magnette, Inge Vervotte, Mathias De Clercq, Pascal Smet, Benoît Lutgen, p.ex.) qui savent s'exprimer dans la langue de l'autre communauté et ne font jamais de déclaration incendiaire à ce sujet.
Le point fort de cet ouvrage bien écrit, c'est d'expliquer clairement au grand public les problèmes institutionnels belges et de montrer concrètement comment chaque citoyen qui le souhaite peut faire bouger les choses à sa petite échelle : faire un effort pour parler la langue de l'autre communauté, démonter ensemble les clichés, s'intéresser à ce qui se passe au-delà de la frontière linguistique, participer aux activités de l'asbl BPlus ou en organiser soi-même, etc.
L'auteur conclut : "La somme de toutes ces actions, de ces bonnes volontés et de ces gestes d'ouverture est seule capable de créer un élan populaire fort, détaché de tout parti, qui permettra d'influencer durablement nos responsables politiques. Une telle vague, transcendant tous les courants idéologiques et toutes les couches de la société, sera alors à même de mettre en place cette autre Belgique, qui ne deviendra possible que lorsque vous l'aurez décidé".
Je suis tout à fait d'accord, de la première à la dernière ligne, avec le contenu de ce livre qui représente ma vision des choses et n'élude pas les problèmes et les difficultés. Bravo à Gilles d'avoir montré une image jeune, moderne et dynamique des Belges qui s'investissent pour l'unité de notre pays.
Vincent Leroy
Membre de Pro Belgica Hainaut
« Les Étonnantes Origines de la querelle linguistique en Belgique » (Jean-Marie Gillet)
Sous forme d'un dialogue avec sa filleule Perrine, Jean-Marie Gillet revient sur les origines de la querelle linguistique en Belgique, notamment en faisant appel aux découvertes de l'anthropologie. A force d'être répétés par la presse et les responsables politiques, certains clichés et légendes s'incrustent dans les consciences et finissent par s'imposer comme s'il s'agissait de vénérables vérités.
L'auteur démontre que les Flamands et les Wallons ont une histoire commune bien avant 1830. Un exemple : suite au rachat du comté de Namur par le comte de Flandre Gui de Dampierre pour son fils Jean, la Flandre et Namur forment un seul Etat et ont, tous les deux, le lion flamand sur leur blason respectif. A partir du Moyen Age, les anciennes principautés féodales se regroupent peu à peu autour du Brabant. Les dernières années du XVIème siècle voient naître deux Etats antagonistes : la république des Provinces-Unies (les actuels Pays-Bas) et les Pays-Bas méridionaux (l'actuelle Belgique moins la principauté de Liège). L'opposition entre ces deux Etats est surtout religieuse.
Jean-Marie Gillet fait remarquer avec raison : "L'illusion est de croire qu'il existe des Etats naturels, des Etats de bonne qualité, et d'autres qui seraient artificiels, des Etats de pacotille, de la camelote d'Etat. Tous les Etats du monde sont des créations politiques, ils sont donc tous artificiels : la Belgique, la France, comme tous les autres. C'est la durée qui nous donne l'illusion que l'existence d'un Etat va de soi, qu'il n'aurait pas pu ne pas être et que c'est dans le cours naturel des réalités de ce monde qu'il fallait qu'il fût là".
On cite souvent la lettre ouverte de Jules Destrée au roi Albert Ier en 1912 ("Sire, il n'y a pas de Belges : il y a des Wallons et des Flamands"), mais il avait changé de discours après la première guerre mondiale. Ainsi en 1921, il a écrit : "Le fleuve Escaut roule ses eaux et ses idées de Tournai à Gand, et les prestiges d'une merveilleuse école d'art, qui devait réjouir le monde et la postérité, sont également magnifiques en Wallonie et en Flandre. Toutes ces splendeurs, c'est notre passé belge et ce serait diminuer notre richesse que de le vouloir séparer, ce serait folie que de vouloir en opposer une partie à l'autre".
La Question Royale a-t-elle marqué une fracture entre le nord et le sud du pays? Oui si on analyse les résultats de la consultation de 1950 sur le plan linguistique. Si on prend le critère politique, on remarque que les provinces socialistes (Anvers, Hainaut, Liège, p.ex.) ont voté contre le retour de Léopold III, tandis que les provinces catholiques (Luxembourg, Flandre occidentale, p.ex.) ont voté en sa faveur. En ce qui concerne les transferts financiers, Jean-Marie Gillet rappelle qu'ils ont eu lieu dans le sens sud-nord jusqu'au milieu du 20ème siècle, que les provinces de Liège et du Hainaut ont autrefois assuré la prospérité de tout le pays, et que le Brabant wallon est la province la plus riche de Belgique.
Terminons par deux citations de l'auteur :
1° "On a transformé un Etat unitaire en un Etat fédéral sans jamais rien demander aux citoyens et cela sous prétexte que la Constitution belge ne prévoit pas le référendum. On aurait au moins pu faire une consultation populaire, comme au temps de l'affaire royale".
2° "La question linguistique n'est qu'un faux problème qui crée de véritables nuisances".
Vincent Leroy
Membre de Pro Belgica Hainaut
« Les 180 ans de la Belgique » (Vincent Leroy)
A l'occasion des 180 ans de la révolution et de l'indépendance de la Belgique, Vincent Leroy a choisit de donner un petit aperçu de l'histoire de notre pays et de notre dynastie. Destiné au grand public, ce livre évoque notamment la révolution de 1830, notre drapeau, la Brabançonne, nos rois, l'Atomium, les 10 Prix Nobels belges... sans oublier nos problèmes communautaires.
Ce livre est mis en vente au prix de 8€. Intéressé(e)s ? Vous pouvez passer commande via http://www.imprimages.be/
Le Mémorial Robert Mercer (Jacques De Ceuninck)
Déjà 3 ans que nous avons pu, avec vous, assister à la reconnaissance patriotique du sacrifice de Robert MERCER, ce jeune pilote de l'US. Army Air Force, 95th Bomb. Group, qui se sacrifia en restant aux commandes de son bombardier en feu. Toute l'histoire de cette tragique mission du 28 janvier 1945 fut racontée en détails dans le livre "Bob, Chuck et les autres...ou la tragédie du quadrimoteur B-17G américain à Kain-Tournai le 28 janvier 1945", sorti en 2008. Je voulus relever un défi : réussir à faire construire un MEMORIAL, en la mémoire des 9 membres de l'équipage, près du lieu de l'écrasement. C'est toute cette histoire avec ses rebondissements dont vous trouverez, ci-dessous, tous les détails dans mon dernier livre.
Jacques De Ceuninck
Webmaster de la régionale du Tournaisis de la Société Royale Philhantropique des Médaillés et Décorés de Belgique (http://medaillesdutournaisis.skynetblogs.be/)
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