lundi 7 novembre 2011

Bientôt le 11 novembre

Ce vendredi, ce sera le 11 novembre. Un jour d'importance capitale dans le calendrier patriotique belge. Un peu partout dans le pays, et dans notre province de Namur, des manifestations auront lieu pour commémorer l'Armistice. Nous avons rassemblé une petite liste des événements prévus. N'hésitez surtout pas à compléter cette liste en nous envoyant les coordonnées des manifestations auxquelles vous comptez participer à notre adresse prov.namur@probelgica.be. Nous comptons également sur vous pour nous envoyer vos compte-rendus des événements auxquels vous aurez assisté. En attendant, voici notre petite liste :

11 novembre 2011 : Armistice (Bruxelles)
9 h 45 --> Rassemblement, Hôtel Astoria.
10 h 30 --> Cérémonie du souvenir et dépôt de fleurs par le Roi au Soldat Inconnu, Colonne du Congrès, Rue Royale à 1000 Bruxelles. Pro Belgica invite les membres qui le peuvent à se joindre à cet hommage. À l'issue du défilé, visite du Parlement pour les membres qui s'y seront préalablement inscrits auprès du Secrétariat de Pro Belgica.

11 novembre 2011 : Armistice (Gourdinne)
Commémoration de l'Armistice à l'église Saint-Walhère de Gourdinne (commune de Walcourt), suivie d'un dépôts de fleurs aux Monuments aux Morts et d'une réception en la salle communale.

11 novembre 2011 : Armistice (Yves-Gomezée)
Cérémonie de commémoration de l'Armistice à l'issue de la messe dominicale à Yves-Gomezée (commune de Walcourt) suivi d'une réception en la salle communale de la Place Saint-Lambert.

11 novembre 2011 : Armistice (Andenne)
11 h 30 --> Te Deum à la Collégiale

11 novembre 2011 : Armistice (Seilles)
10 h 00 --> Messe en l'église paroissiale en mémoire des défunts des Guerres et pour la Paix.

11 novembre 2011 : Armistice (Sclayn)
10 h 30 --> Messe en l'église paroissiale suivie d'un dépôt de gerbe au monument
11 h 10 --> Grand Place

11 novembre 2011 : Armistice (Vezin)
12 h 00 --> Dépôt de gerbe au monument de Bellaire

11 novembre 2011 : Armistice (Seilles)
10 h 30 --> Culte patriotique au Temple Protestant de Seilles

11 novembre 2011 : Armistice (Laneffe)
Visite aux différents Monuments aux Morts de Laneffe (commune de Walcourt), accompagné de la Fanfare Saint-Éloi (départ de la Place Saint-Lambert).

11 novembre 2011 : Armistice (Evrehailles)
10 h 30 --> Commémoration de l'Armistice en l'église Saint-Laurant, suivie d'un dépôts de fleurs au Monument aux Morts et d'un verre de l'amitié en la salle Victorieuse de la maison communale.

Hommages des Volontaires de Bruxelles 1830 au cimetière de Bruxelles

(Photo Denis Noë)

(Photo Denis Noë)

(Photo Denis Noë)

(Photo Denis Noë)

(Photo Denis Noë)

(Photo Denis Noë)

(Photo Denis Noë)

(Photo Denis Noë)

Drapeau d'honneur de 1830 de Philippeville





Merci à la photographe et à la commune.

mercredi 2 novembre 2011

6, 11 et 15 novembre à Andenne

ANDENNE

Journée du Souvenir du 6 novembre 2011

9h00 : Rassemblement et départ de la Place des Tilleuls à Andenne.

9h05 : Andenne - Monument des 4 coins (9h10)
9h15 : - Quai des fusillés (9h20)

9h30 : Namèche - Déportation (9h35)
9h40 : - Maison Communale (9h45)

9h55 : WarTêt - Maison (10h00)

10h05 : Marche-les-dames - Rocher Albert 1er (10h15)

10h25 : thon-samson - Square (10h30)

10h40 : Maizeret - Eglise (10h45)

11h00 : Andenne  - Athénée Royale (11h05)
11h10 : - Chapitre - 3 monuments (11h25)
11h30 : - Tilleuls – 3 monuments (11h50)
Vers 11h50-12h00 : verre de l’amitié à l’Hôtel de Ville.
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ARMISTICE du 11 novembre 2011
ANDENNE
Vendredi 11 novembre 2011 à 11h30
TE DEUM à la Collégiale.
SEILLES
Vendredi 11 novembre 2011 à 10h00
Messe en l’église paroissiale en mémoire des défunts des Guerres et pour la Paix.
SCLAYN
Vendredi 11 novembre 2011 à 10h30
Messe en l'église paroissiale suivie d’un dépôt de gerbe au monument Grand Place à 11h10.
VEZIN
Vendredi 11 novembre 2011 à 12h00
Dépôt de gerbe au monument de Bellaire.

SEILLES
Dimanche 13 novembre 2011 à 10h30
Culte patriotique au Temple Protestant de SEILLES

DYNASTIE du 15 novembre 2011
ANDENNE
Mardi 15 novembre 2011 à 10h15
TE DEUM à la Collégiale

Source : Commune d'Andenne

mercredi 26 octobre 2011

Concert de gala de la FUNACV



Par une présence significative de ses membres venus de tout le pays, ce Concert doit donner une image forte de la communauté des anciens combattants, prisonniers politiques, victimes de guerre et vétérans. Cela s'impose dans les circonstances actuelles. Des possibilités de transport sont inventoriées au départ de tous les coins du pays. En souvenir des morts à la suite des conflits qui ont touché le pays,  rassemblez-vous et inscrivez vous à l'aide de la carte réponse en annexe (voir ci dessous). N'omettez pas de préciser votre adresse. Des cartes d'entrée vous seront envoyées par courrier postal.

E. Greindl
Président FUNACV





"Belgique, un roi sans pays" (Martin Buxant et Steven Samyn)

L'initiative est intéressante à double titre : consacrer tout un ouvrage au rôle politique d'Albert II (ce qui n'avait jamais été fait), et confier sa rédaction à un journaliste francophone (Martin Buxant de "La Libre Belgique") et à un journaliste néerlandophone (Steven Samyn de "De Morgen"), tous deux âgés d'une trentaine d'années. Pour mener leur enquête objective et sérieuse, ils ont rencontré des responsables politiques et des proches de la Cour.

Ce livre aborde très peu la première partie du règne d'Albert II (1993-2007) où il se mêle peu de politique et a un rôle presque protocolaire. Selon les auteurs, le Roi aurait voulu ne pas signer la loi dépénalisant l'euthanasie, mais il se serait ensuite laissé convaincre par le monde politique et n'aurait aujourd'hui aucun regret à ce sujet. En 2003, il aurait encouragé le gouvernement belge à ne pas envoyer de troupes en Irak, par crainte de voir notre pays menacé par le terrorisme. Mais il préférerait la politique pro-atlantiste du ministre de la Défense Pieter De Crem à celle plus humanitaire de son prédécesseur André Flahaut. Il manque un chapitre sur les initiatives prises par le couple royal suite à l'affaire Dutroux en 1996.

Ils racontent ensuite les décisions politiques prises par Albert II depuis 2007. Les problèmes communautaires l'ont en effet obligé à jouer un rôle nettement plus important. On découvre les coulisses de ce qui se passe derrière les grilles du palais, notamment l'influence des partis et de son chef de cabinet Jacques van Ypersele de Strihou. Le Roi prend quelques risques mais ne commet aucun faux pas. Il donne l'image d'un bon papa sympathique qui tente de recoller les morceaux entre Flamands et francophones. Mais il peut être aussi en colère, par exemple contre le jeune président du VLD Alexander De Croo qu'il accuse d'être responsable de la chute du gouvernement en 2010.

Des chapitres sont ensuite consacrés à l'entourage, au coût et à la foi de la famille royale, ainsi qu'aux personnes anoblies par le Roi. Les auteurs affirment que c'est la reine Paola qui s'opposerait à la reconnaissance officielle de Delphine Boël par son père. Ils évoquent ensuite les mauvaises relations entre le prince Philippe d'une part, et le monde politique, la presse et le chef de cabinet d'Albert II d'autre part, ainsi que le souhait de plusieurs partis d'une monarchie protocolaire (comme en Suède) pour le prochain règne.

Leur conclusion? "Jusqu'ici, Albert II a pu slalomer entre les exigences des uns et des autres. Mais chacun, aujourd'hui en Belgique, pressent que cet exercice de style a atteint ses limites et n'est plus guère tenable. Jusqu'ici, Albert II a eu les épaules assez larges que pour ne pas laisser l'édifice royal s'effondrer. Mais tout porte à croire - de la difficulté de la succession royale à l'évolution des esprits de la classe politique en passant par un pays si particulier à gouverner - que le temps presse. Jusqu'ici, ce roi est à la tête d'un pays. Jusqu'ici, ce pays a un roi. Jusqu'ici".

Si cet ouvrage intéressant est plutôt positif pour l'image d'Albert II, il brise cependant un tabou : le secret entourant les colloques singuliers entre le Roi et les responsables politiques. Certains ont été peu loquaces avec les deux journalistes, mais d'autres (comme Bart De Wever et Alexander De Croo qui n'ont pas de bonnes relations avec le souverain) ont raconté en détail leurs audiences royales. Cela ajoute donc une difficulté à la tâche d'Albert II qui devra être beaucoup plus prudent à l'avenir lors de ses consultations politiques...

Vincent Leroy
Membre de Pro Belgica Hainaut

Décès de Nadine Rochette (membre et patriote dévouée à Pro Belgica)‏

Une ardente et active collaboratrice de Pro Belgica nous a quittés. Nadine Rochette était une patriote convaincue, toujours prête à rendre service : tantôt comme porte-drapeau, tantôt comme collectrice de lots de tombola, tantôt comme bénévole au stand de Pro Belgica le 21 juillet, tantôt rédactrice pour le trimestriel Pro Belgica.

Nadine, 57 ans, était d'une générosité extrême et d'un dévouement inégalable, toujours prête à servir. Son totem chez les guides pluralistes était "Bongo je suis là!"

La présidente, les administrateurs et l'autre porte-drapeau tiennent à lui rendre hommage au nom de l'asbl en publiant ci-dessous, l'émouvant article qu'elle rédigea pour le numéro 4/2010 du Pro Belgica, après sa participation comme porte-drapeau aux cérémonies de Breendonk en septembre 2010.

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2010 : commémoration au Fort de Breendonk
Aussi grande que puisse être l'âme humaine,
Aussi "diabolique", en un instant, peut-elle devenir !

"Breendonk", un site historique et inoubliable, sur notre territoire, notre Belgique. J'en avais souvent entendu parler, mais entre les paroles et la perception visuelle, que je découvre : un univers impossible se dévoile pas après pas. D'abord, les barbelés, la guérite, j'aperçois un panneau, où il est demandé de respecter ce lieu. Déjà je me sens si petite. J'entends les cris des Allemands, l'aboiement des chiens, le groupe de prisonniers que l'on amène, leurs pas lourds, le dos courbé blessé dans leurs chairs et leurs âmes, les hurlements du commandant SS Smitt...

D'autre part, le regroupement des différents drapeaux me rappelle que chacun d'eux est le souvenir, vivant, d'hommes pleins de rêves voulant sauver notre pays et qui ont connu : le froid, la faim, la solitude morale et la torture physique, le mépris, la haine, et certains même ont fait le sacrifice de leur vie pour anéantir le nazisme.

Aujourd'hui, le temps est gris et il pleut ! Au moment de traverser le pont, j'ai un malaise intérieur, je pénètre dans un lieu signé l'enfer. La perte de son identité, de l'humanité, la naissance de la souffrance jusqu'à l'aboutissement de la vie. Il n'y avait pas, à ce moment-là, de différences sociales, religieuses, philosophiques et surtout linguistiques : tous unis pour arrêter le nazisme.

Malheureusement, comme dans tout conflit, tandis que les uns s'unissaient (et ici notre devise est tout à fait justifiée), d'autres s'allièrent à l'ennemi et ce fut pour beaucoup de prisonniers la plus terrible blessure morale : "un Belge trahissant et maltraitant un autre Belge "... En pénétrant dans le fort, les murs me glacèrent et surtout, la vision des poteaux d'exécution, me figèrent un moment sur place. Comme paralysée, je ne parvenais plus à en détacher mon regard : e s t - ce po s s i b le ??? En arrivant sur le lieu des commémorations, je découvre le cénotaphe, entouré d'élèves de l'Ecole Royale Militaire en grand apparat, c'était vraiment émouvant !

Je savais que la flamme venait du Soldat Inconnu, ce qui renforça mon émotion, mais l'apogée apparut au moment où l'on nomma un par un et décora les survivants du camp. Je ne pourrai jamais traduire l'immense respect que je ressentais envers ces hommes et ces femmes ! Les témoins vivants de ce site où la mort suinte de toute part :
- l'herbe où vous marchez, qui a aspiré les traces ensanglantées
- les vestiges des murs du fort qui sont remplis de cris
- les poteaux d'exécution qui ont retenu les derniers battements de cœur.
Et ce silence qui vous déchire les tympans ! 

Ce qui me plongea dans un immense chagrin, c'est la phrase prononcée en cours de cérémonie, et qui en quelques mots, sema en moi un terrible doute ; l'annonce que cette cérémonie serait peut-être la dernière ! D'abord, j'ai cru mal comprendre, un moment de réflexion me ramena à la réalité du temps présent : La question du séparatisme ? Bien sûr ! C'est impossible - Cela ne peut être ! Nous sommes Belges avant tout et notre devise est si belle " l'Union fait la force ". Quelle merveilleuse devise et d'une réalité prouvée.

En tant qu'être humain, nous avons tous les mêmes besoins, nous rêvons tous d’une vie heureuse, paisible, la plus aisée possible. Personne n'aime les conflits, nous sommes en quête de bonheur constant, et notre sang est toujours rouge. Nous ne pouvons être des frères ennemis car nous nous affaiblirions, mais bien évidemment, il nous faut être à l'écoute de l'autre, échanger nos aspirations mutuelles. D'autre part "on ne peut se séparer de son passé sans se mutiler".

Je pense donc que si nous pouvons tolérer que l'autre s'épanche sur nous, nous pouvons ensemble construire un avenir positif en évitant de refaire les mêmes erreurs.... Ce serait tellement mieux pour tous.

Pendant ce temps, la nomination individuelle de tous ces héros continuait ; ensuite, chaque représentant déposait les couronnes en mémoire des morts sacrifiés pour la Belgique. Régulièrement, de très gros nuages gris pleuraient sur le site, l'humidité me faisait frissonner et, honteuse, je me redressais en regardant le ciel et tentais de lui dire que notre sensation de froid était bien ridicule à côté de ce qu'avaient souffert au même endroit, nos anciens.

La cérémonie se termina par "le Chant du Marais", le "Chant des Martyrs de Breendonk" et le "Chant des Partisans", hymne de la Résistance. Enfin, l'espérance "l'Hymne à la Joie" des Européens.

Cette partie m'interpella plus encore. Ne dit-on pas que les états d'âme sont révélés à travers la musique et les chansons, donc si pleines de tristesse elles peuvent être gorgées, si pleines d'espérance sont-elles gonflées.... Au moment du départ, je me sentais hésitante ; d'abord partagée entre le sentiment d'abandonner le chuchotement plaintif qui émanait du site et de vouloir panser les plaies douloureuses de ceux qui vivaient là pour l'éternité ; et d'autre part l'envie de leur hurler un merci qui ne s'arrêterait pas. La réalité me ramena dans le temps présent, car il fallait nous ranger pour partir en défilant devant les tribunes.

Cette commémoration m'apporta beaucoup de réflexions enrichissantes dans l'espoir de me conforter davantage lorsque, passant devant une tribune j'entendis : "vive la Belgique - vive Pro Belgica" !

Un instant, un sourire illumina mon visage mais, déjà nous emboîtions le pas qui nous menait vers la sortie.

Troublée par ces multiples émotions, d'un pas décidé mais très émue (j'étais devenue indifférente à la pluie...), en repassant devant "le wagon" - dernier vestige matériel de ce temps maudit, je marque un dernier arrêt ; à ce moment-là, j'entends une voix derrière moi, dire : "..... si tu savais ce que j'en ai vu dans ces wagons... - de ces wagons...".

Je n'ai pas osé me retourner, j'étais gênée ! Je savais que "ce monsieur" était un rescapé des camps de la mort.

Je courbais donc la tête et, timidement, je poursuivis le chemin vers la sortie.

Nadine ROCHETTE
Porte-drapeau de Pro Belgica ce jour-là