mercredi 5 octobre 2011

La prestation de serment de Léopold Ier

La journée du 21 juillet 1831 débuta par la remise des clefs de la ville de Bruxelles à Leopold par le bourgmestre Roupon, à la porte d’Anvers.

Ensuite le convoi se dirigea vers la Place Royale où une estrade avait été construite au bas du perron de l’église Saint-Jacques-sur-Coundenberg. Tous les hauts dignitaires du pays étaient présents, ainsi qu’une foule qui, dit-on, remplissait le Parc et la place des Palais, poussant des vivats enthousiastes.

A 13h15, la cérémonie débuta par la remise solennelle des pouvoirs du régent Surlet de Chockier à Etienne de Gerlache, président de la Chambre des Représentants. Ensuite, quatre secrétaires du Congrès s’avancèrent. Le vicomte Charles Vilain XIII s’adonna à une lecture de la Constitution, suivie par une lecture du serment faite par Jean-Baptiste Nothomb. Enfin, Charles Liedts, secrétaire du Congrès National, présenta à celui qui allait devenir roi la plume avec laquelle il signa le procès verbal de la cérémonie qu'il remit ensuite à Charles de Brouckère.

Léopold put alors prononcer le serment : « Je jure d’observer la Constitution et les lois du peuple belge, de maintenir l’indépendance nationale et l’intégrité du territoire ». Ce serment n’a depuis lors pas changé pour les différents rois des Belges qui l’ont prononcé.

Le désormais roi Léopold s’adonna dès lors à ce discours : « La promptitude avec laquelle je me suis rendu sur le sol belge a dû vous convaincre que, fidèle à ma parole, je n’ai attendu pour venir au milieu de vous que de voir écarter par vous-mêmes les obstacles qui s’opposaient à mon avènement au trône. Les considérations diverses exposées dans l’importante discussion qui a amené ce résultat feront l’objet de ma plus vive sollicitude. J’ai reçu, dès mon entrée sur le sol belge, les témoignages d’une touchante bienveillance, j’en suis encore aussi ému que reconnaissant. A l’aspect de ces populations ratifiant par leurs acclamations l’acte de la Représentation nationale, j’ai pu me convaincre que j’étais appelé par le vœu du pays, et j’ai compris tout ce qu’un pareil accueil m’impose de devoirs. Belge par votre adoption, je me ferai aussi une loi de l’être toujours par ma politique. J’ai été également accueilli avec une extrême bienveillance dans la partie du territoire français que j’ai traversée, et j’ai cru voir dans ces démonstrations, auxquelles j’attache un haut prix, le présage heureux des relations de confiance et d’amitié qui doivent exister entre les deux pays. Le résultat de toute commotion publique est de froisser momentanément les intérêts matériels. Je comprends trop bien leur importance pour ne pas m’attacher immédiatement à concourir par la plus active sollicitude à relever le commerce et l’industrie, ces principes vivifiants de la prospérité nationale, mais j’aime à croire que le Peuple belge, si remarquable à la fois par son sens droit et par sa résignation, tiendra compte au gouvernement des difficultés d’une opposition qui se lie à l’état de malaise dont l’Europe presque tout entière est frappée. Je veux m’environner de toutes les lumières, provoquer toutes les vues d’amélioration, et c’est sur les lieux mêmes, ainsi que j’ai déjà commencé à le faire, que je me propose de recueillir les notions les plus propres à éclairer sous ce rapport la marche du Gouvernement. Messieurs, je n’ai accepté la couronne que vous m’avez offerte qu’en vue de remplir une tâche aussi noble qu’utile, celle d’être appelé à consolider les institutions d’un Peuple généreux et de maintenir son indépendance. Mon cœur ne connait d’autre ambition que celle de vous voir heureux. Je dois, dans une aussi touchante solennité, vous exprimer l’un de mes vœux les plus ardents. La Nation sort d’une crise violente, puisse ce jour effacer toutes les haines, étouffer tous les ressentiments ! Qu’une seule pensée anime tous les Belges, celle d’une franche et sincère union ! Je m’estimerai heureux de concourir à ce beau résultat, si bien préparé par la sagesse de l’homme vénérable qui s’est dévoué avec un si noble patriotisme au salut de son pays. Messieurs, j’espère être pour la Belgique un gage de paix et de tranquillité ; mais les prévisions de l’homme ne sont pas infaillibles. Si, malgré tant de sacrifices pour conserver la paix, nous étions menacés de la guerre, je n’hésiterai pas à en appeler au courage du peuple belge, et j’espère qu’il se rallierait tout entier à son Chef pour la défense du pays et de l’indépendance nationale. »

Après cette cérémonie solennelle, le roi offrit un banquet aux différents dignitaires du pays, placé entre l’ancien régent Surlet de Chockier et d’Etienne de Gerlache.

Pendant plusieurs années, les 23, 24, 25 et 26 septembre étaient considérées comme journées de fêtes nationales afin de commémorer les combats de septembre de la Révolution. Il faut attendre 1880 pour que la date du 21 juillet soit considérée comme le fête nationale, ce qui est reconnu dans une loi du 27 mai 1890.

A cette occasion, les drapeaux sont hissés sur les bâtiments en cette date, mais également les 22 et 23 juillet. De nos jours, les célébrations du 21 juillet se caractérisent par un discours du roi à la télévision et un Te Deum en la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule de Bruxelles auquel y assiste les souverains, la reine Fabiola et les princes héritiers. Quant aux autres princes, les deux autres couples princiers assistent à d'autres Te Deum de manière à honorer chaque région. La journée se poursuit par une revue des troupes par le roi, un défilé militaire auquel assiste la famille royale et des visites royales et princières à différents stands qui se tiennent au sein de la Fête du Parc (ainsi, habituellement, les souverains visitent le stand des Fournisseurs Brevetés de la Cour de Belgique). La journée se conclut par un feu d’artifice auquel assistent régulièrement certains membres de la famille royale


Valentin Dupont
Membre de Pro Belgica
Webmaster de Pro Belgica Hainaut

« Que la Belgique crève ? Questions aux séparatistes » (Herman De Croo)



Ancien ministre, ancien président de la Chambre et du VLD, Herman De Croo est actuellement député-bourgmestre de Brakel. Il a écrit un ouvrage bilingue sur le séparatisme qui se lit en une demi-heure. Ce concept me plaît car il donne les mêmes informations au nord et au sud du pays, ce qui est malheureusement trop peu souvent le cas. Il a eu raison de ne pas évoquer des raisons sentimentales ou nostalgiques, mais de se baser sur des dossiers concrets.

Herman De Croo explique que l'indépendance de la Flandre obtiendrait difficilement le soutien de pays comme la Grande-Bretagne ou l'Espagne, qui ne voudraient pas donner des ailes aux séparatistes écossais et basques. Il met en garde contre le départ probable de l'Otan et des institutions européennes vers un autre État plus stable.

Le député réfute toute comparaison entre la Belgique et la Tchécoslovaquie, car les Tchèques et les Slovaques n'ont pas de capitale commune. L'existence de Bruxelles oblige nos deux grandes communautés à s'entendre. Il fait également remarquer que de nombreux Flamands viennent travailler dans la région bruxelloise mais paient leurs impôts en Flandre ; qu'adviendraient-ils dans un Espace Wallonie-Bruxelles indépendant?

Herman De Croo explique également que l’État fédéral et la sécurité sociale prennent à leur compte le financement des coûts liés au vieillissement de la population, et que les séparatistes évitent soigneusement de revendiquer la régionalisation de cette compétence. Mais en cas de scission de la Belgique, les dépenses liées au vieillissement auraient des conséquences sur le budget de la Flandre, d'autant qu'il sera plus important au nord de la frontière linguistique.

Après avoir évoqué la difficulté de partager la dette publique, Herman De Croo écrit : "Il convient de faire preuve d'un certain réalisme et de savoir que la scission de la Belgique causerait d'énormes dégâts à notre image. La perte de confiance des investisseurs, élément qui leur est crucial, aurait un impact négatif sur notre image et impliquerait une baisse de la croissance économique et une diminution des investissements".

S'il estime qu'une réforme de l’État est nécessaire, il s'oppose au confédéralisme : "Ceux qui prônent un réel modèle confédéral comme solution pour l'actuelle réforme de l’État, se font des illusions. Ou, bien pire, donnent des illusions à d'autres".  Il fait remarquer que peu de séparatistes proposent des solutions concrètes aux difficultés citées dans son livre, et conclut que la scission de la Belgique aurait pour la Flandre bien plus de conséquences économiques négatives que de répercussions positives.

Vincent Leroy
Membre de Pro Belgica Hainaut

Oui, une autre Belgique est possible (Gilles Vanden Burre)

Après avoir présenté l'asbl BPlus dont il préside le comité de direction, Gilles Vanden Burre, un ingénieur commercial de 32 ans, fait un bref rappel historique permettant de comprendre les problèmes communautaires actuels. Il nous explique ensuite le rôle des responsables politiques, des médias, des syndicats, du monde culturel et des mouvements citoyens dans les tensions communautaires.

Il conclut la première partie de son livre : "Les arguments réalistes ne manquent pas pour justifier le maintien de l'existence de l’État belge. Que ce soit au niveau économique, social, culturel ou même international, Wallons, Flamands et Bruxellois sont plus forts ensemble et une séparation appauvrirait tout le monde. Malgré tout, la bataille entre émotion et réalisme va se jouer en termes d'image et de perception par le grand public. La clé pour nos responsables politiques, et pour tous ceux qui croient encore à un avenir pour ce pays, est de faire fonctionner cet État afin qu'il se mette le plus efficacement possible au service des citoyens. Sa remise en cause s'en trouvera d'autant plus déforcée que ses habitants y trouveront une véritable valeur ajoutée, qui passera en partie par l'image renvoyée par les médias. Pour qu'une autre Belgique soit possible, il nous faut donc la réformer et la moderniser sans tabous".

Gilles Vanden Burre est un fédéraliste convaincu (pas un retour à la Belgique unitaire) qui prône la reconnaissance du statut autonome de la région bruxelloise, la scission de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde (en échange de la création d'une circonscription électorale nationale et de la suppression des circulaires Peeters et Martens), une réforme du Sénat, la création d'un seul collège électoral bruxellois, une hiérarchie des normes et une nouvelle répartition des compétences entre le niveau fédéral et les entitées fédérées.

Il croit beaucoup en la nouvelle génération politique (Charles Michel, Paul Magnette, Inge Vervotte, Mathias De Clercq, Pascal Smet, Benoît Lutgen, p.ex.) qui savent s'exprimer dans la langue de l'autre communauté et ne font jamais de déclaration incendiaire à ce sujet.

Le point fort de cet ouvrage bien écrit, c'est d'expliquer clairement au grand public les problèmes institutionnels belges et de montrer concrètement comment chaque citoyen qui le souhaite peut faire bouger les choses à sa petite échelle : faire un effort pour parler la langue de l'autre communauté, démonter ensemble les clichés, s'intéresser à ce qui se passe au-delà de la frontière linguistique, participer aux activités de l'asbl BPlus ou en organiser soi-même, etc.

L'auteur conclut : "La somme de toutes ces actions, de ces bonnes volontés et de ces gestes d'ouverture est seule capable de créer un élan populaire fort, détaché de tout parti, qui permettra d'influencer durablement nos responsables politiques. Une telle vague, transcendant tous les courants idéologiques et toutes les couches de la société, sera alors à même de mettre en place cette autre Belgique, qui ne deviendra possible que lorsque vous l'aurez décidé".

Je suis tout à fait d'accord, de la première à la dernière ligne, avec le contenu de ce livre qui représente ma vision des choses et n'élude pas les problèmes et les difficultés. Bravo à Gilles d'avoir montré une image jeune, moderne et dynamique des Belges qui s'investissent pour l'unité de notre pays.

Vincent Leroy
Membre de Pro Belgica Hainaut

« Les Étonnantes Origines de la querelle linguistique en Belgique » (Jean-Marie Gillet)

Sous forme d'un dialogue avec sa filleule Perrine, Jean-Marie Gillet revient sur les origines de la querelle linguistique en Belgique, notamment en faisant appel aux découvertes de l'anthropologie. A force d'être répétés par la presse et les responsables politiques, certains clichés et légendes s'incrustent dans les consciences et finissent par s'imposer comme s'il s'agissait de vénérables vérités.

L'auteur démontre que les Flamands et les Wallons ont une histoire commune bien avant 1830. Un exemple : suite au rachat du comté de Namur par le comte de Flandre Gui de Dampierre pour son fils Jean, la Flandre et Namur forment un seul Etat et ont, tous les deux, le lion flamand sur leur blason respectif. A partir du Moyen Age, les anciennes principautés féodales se regroupent peu à peu autour du Brabant. Les dernières années du XVIème siècle voient naître deux Etats antagonistes : la république des Provinces-Unies (les actuels Pays-Bas) et les Pays-Bas méridionaux (l'actuelle Belgique moins la principauté de Liège). L'opposition entre ces deux Etats est surtout religieuse.

Jean-Marie Gillet fait remarquer avec raison : "L'illusion est de croire qu'il existe des Etats naturels, des Etats de bonne qualité, et d'autres qui seraient artificiels, des Etats de pacotille, de la camelote d'Etat. Tous les Etats du monde sont des créations politiques, ils sont donc tous artificiels : la Belgique, la France, comme tous les autres. C'est la durée qui nous donne l'illusion que l'existence d'un Etat va de soi, qu'il n'aurait pas pu ne pas être et que c'est dans le cours naturel des réalités de ce monde qu'il fallait qu'il fût là".

On cite souvent la lettre ouverte de Jules Destrée au roi Albert Ier en 1912 ("Sire, il n'y a pas de Belges : il y a des Wallons et des Flamands"), mais il avait changé de discours après la première guerre mondiale. Ainsi en 1921, il a écrit : "Le fleuve Escaut roule ses eaux et ses idées de Tournai à Gand, et les prestiges d'une merveilleuse école d'art, qui devait réjouir le monde et la postérité, sont également magnifiques en Wallonie et en Flandre. Toutes ces splendeurs, c'est notre passé belge et ce serait diminuer notre richesse que de le vouloir séparer, ce serait folie que de vouloir en opposer une partie à l'autre".

La Question Royale a-t-elle marqué une fracture entre le nord et le sud du pays? Oui si on analyse les résultats de la consultation de 1950 sur le plan linguistique. Si on prend le critère politique, on remarque que les provinces socialistes (Anvers, Hainaut, Liège, p.ex.) ont voté contre le retour de Léopold III, tandis que les provinces catholiques (Luxembourg, Flandre occidentale, p.ex.) ont voté en sa faveur. En ce qui concerne les transferts financiers, Jean-Marie Gillet rappelle qu'ils ont eu lieu dans le sens sud-nord jusqu'au milieu du 20ème siècle, que les provinces de Liège et du Hainaut ont autrefois assuré la prospérité de tout le pays, et que le Brabant wallon est la province la plus riche de Belgique.

Terminons par deux citations de l'auteur :
1° "On a transformé un Etat unitaire en un Etat fédéral sans jamais rien demander aux citoyens et cela sous prétexte que la Constitution belge ne prévoit pas le référendum. On aurait au moins pu faire une consultation populaire, comme au temps de l'affaire royale".
2° "La question linguistique n'est qu'un faux problème qui crée de véritables nuisances".

Vincent Leroy
Membre de Pro Belgica Hainaut

« Les 180 ans de la Belgique » (Vincent Leroy)

A l'occasion des 180 ans de la révolution et de l'indépendance de la Belgique, Vincent Leroy a choisit de donner un petit aperçu de l'histoire de notre pays et de notre dynastie. Destiné au grand public, ce livre évoque notamment la révolution de 1830, notre drapeau, la Brabançonne, nos rois, l'Atomium, les 10 Prix Nobels belges... sans oublier nos problèmes communautaires.

Ce livre est mis en vente au prix de 8€. Intéressé(e)s ? Vous pouvez passer commande via http://www.imprimages.be/



Le Mémorial Robert Mercer (Jacques De Ceuninck)

Déjà 3 ans que nous avons pu, avec vous, assister à la reconnaissance patriotique du sacrifice de Robert MERCER, ce jeune pilote de l'US. Army Air Force, 95th Bomb. Group, qui se sacrifia en restant aux commandes de son bombardier en feu. Toute l'histoire de cette tragique mission du 28 janvier 1945 fut racontée en détails dans le livre "Bob, Chuck et les autres...ou la tragédie du quadrimoteur B-17G américain à Kain-Tournai le 28 janvier 1945", sorti en 2008. Je voulus relever un défi : réussir à faire construire un MEMORIAL, en la mémoire des 9 membres de l'équipage, près du lieu de l'écrasement. C'est toute cette histoire avec ses rebondissements dont vous trouverez, ci-dessous, tous les détails dans mon dernier livre.




Jacques De Ceuninck
Webmaster de la régionale du Tournaisis de la Société Royale Philhantropique des Médaillés et Décorés de Belgique (http://medaillesdutournaisis.skynetblogs.be/)

Yves-Roland, porte-drapeau de l'ASBL Pro Belgica


(Photo Denis Noë)

1° Quand et pourquoi as-tu rejoint l'asbl Pro Belgica?

Je suis membre de Pro Belgica depuis 1998-1999. J'ai rejoint par hasard cette association à l'occasion d'un 21 juillet en prenant des informations au stand de cette association, mais aussi en allant aux assemblées générales. Petit à petit, je prenais conscience qu'il fallait que je participe activement aux activités de Pro Belgica, ce que je fis comme membre. En 2008, la présidente me proposait de faire un remplacement comme porte-drapeau pour une cérémonie.

2° Qu'est-ce que çà représente pour toi d'être porte-drapeau? A quelles cérémonies assistes-tu?

C'est un honneur et non un rôle ingrat. C'est la chance de pouvoir être vraiment au coeur des cérémonies, de représenter Pro Belgica, de voir des anciens combattants et d'autres associations. C'est aussi pouvoir vraiment rendre hommage à nos héros et à la famille royale. Etre porte-drapeau, c'est un rôle très important, quel que soit le temps. J'assiste à la journée des porte-drapeaux, à la cérémonie des journées de septembre, au 11 novembre, au 15 novembre, à l'hommage au roi Léopold II, à la journée des prisonniers politiques en avril, à la cérémonie à Breendonk, à la cérémonie au roi Albert Ier et aux héros de l'Yser à Nieuwpoort, à la journée de la Liberté aux Pays-Bas, le 17 février à l'hommage aux défunts de la famille royale, le 8 mai pour la journée de la fin de la deuxième guerre mondiale, le 31 juillet à l'hommage au roi Baudouin, le 21 juillet au Te Deum et au défilé. Il arrive aussi d'être présent pour une cérémonie qui n'est pas prévue à l'avance (comme des funérailles...). Un porte-drapeau doit être impeccable comme le drapeau que lui confie son association ; il doit aussi faire preuve de discrétion et de courtoisie.

3° Peux-tu nous expliquer le déroulement de la 4ème journée des porte-drapeaux ce 1er septembre?

La journée débute à 9h en l'église Notre-Dame de Laeken avec l'ouverture de la crypte royale, suivie d'une célébration en présence des porte-drapeaux. Ensuite, hommage et dépôts de fleurs au monument du Poilu Inconnu qui se trouve à gauche de l'église Notre-Dame de Laeken. Départ en car vers la Colonne du Congrès pour un hommage et des dépôts de fleurs au Soldat Inconnu. Départ à pied vers le buste du roi Baudouin qui se trouve devant la cathédrale de Bruxelles. Hommage et dépôts de fleurs. Défilé vers la grand-place de Bruxelles et défilé sur cette même place. Rassemblement des participants dans la grande salle de l'hôtel de ville.